01 juin 2008
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Les "Top 10" de la rédaction
Dans cette rubrique vous trouverez une série d'articles rédigés par les chroniqueurs de MangeDisque. En fait, c'est tout simple. Pour chaque article de cette rubrique, un sujet « x » est choisi.
Ensuite, une liste de dix morceaux est établie par l'auteur, sans explication supplémentaire. Il s'agit juste d'une petite rubrique pour le plaisir, et ouverte au commentaire pour faire partager ce qu'on pense du sujet et des morceaux proposés.
Dans le menu ci-dessous, vous trouverez tous les "Top 10" rédigés par la rédaction !
02 juin 2008
Les sites qui nous émoustillent grandement !
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Le Top 10 des morceaux de Rap pas français que t'écoutes en bougeant la tête et en faisant du AirRap tout seul dans ta chambre
Le Top 10 des morceaux de Rap même pas français que t'écoutes en bougeant la tête et en faisant du Air Rap tout seul dans ta chambre.
Bien sur, cette sélection n'engage que son auteur, c'est à dire moi-même, et j'imagine que quelques uns commenteront la non sélection d'un tel ou un tel (et qu'ils le fassent, c'est bien de participer les enfants), mais la vie est ainsi faite, il faut faire des choix, même quand ça en devient cornélien.
Foreign Beggars – Slo-Speed
Buck 65 – 463
Saul Williams – Fearless
Cunninlynguists – Southernunderground
Puppetmastaz – Bigger the Better
Dr. Dre - Still D.R.E
Aesop Rock -Labor
Cypress Hill – Throw your set in the air
House of Pain – Jump Around
Necro – Creepy Crawl
Le Top 10 des morceaux que t'écoutes, alors qu'à la base tu voulais écouter un truc hiphop, mais finallement, c'est bizarre !
Le Top 10 des morceaux que t'écoutes, alors qu'à la base tu voulais écouter un truc hiphop, mais finallement, c'est bizarre !
(et même que desfois c'est raté) (le numéro 10 du classement par exemple, c'est raté)
10) Soklak – After L
09) Zuchini Drive – Painting Things in Harsch colours
08) The Herbaliser (feat. Katerine) – Serge
07) La Caution – Faut il?
06)Why? - Crushed Bones
05) Cavemen Speak – Basic Instinct
04) Sage Francis – Jah Didin't Kill Johnny
03) Hymie's Basement – You Die
02) Saian Supa Crew – Le Chanteur Fou
01) Toca – Toca (Album)
Comme nous vous l'expliquions sur la page d'accueil de cette rubrique, l'argumentation n'est pas forcement de mise ici. Néanmoins, il est tout de même de mon devoir d'expliquer mon choix pour le grand vainqueur de ce classement. L'album de Toca est un harmonieux mélange de différents genres musicaux. De prime abord (si l'on écoute que le premier morceau, qui est instrumental) on pense forcement à un album rock. Cependant, les morceaux suivants sont des pièces hybrides entre chant, rap, refrains pop, et riffs dévastateurs.
C'est vraiment un album à écouter si vous ne l'avez pas encore fait.
[PS : je viens de faire une recherche, et il est disponible sur de nombreux sites, à partir de 3 dollars, c'est pas bien onéreux]
Et pour rien du tout, voilà la vidéo du morceau "Liar". Je n'ai pas trouvé "Toca Can't Dance" mais on se délectera déjà bien de celui-ci, n'est ce pas?
The Raconteurs - Broken Boy Soldier
TRACKLIST
- Steady As She Goes
- Hands
- Broken Boy Soldier
- Intimate Secretary
- Together
- Level
- Store Bought Bones
- Yellow Sun
- Call It A Day
- Blue Veins
Découvrez The Raconteurs!
Emmenés par Jack White (des White Stripes) et Brendan Branson (Monsieur Pop), The Raconteurs sont les plus doués faussaires du grand ouest américain. Falsifiant sans vergogne le son des 70's, les quatre compères nous font traverser une décennie acculée dans ses derniers clichés.
L'album commence par une intro de Batterie binaire , et qui dit binaire, dit Rock. « Seady as She Goes », premier morceau (qui fait en outre figure de single radio), est un tube en puissance. Ici, pas de fioritures, pas de composition ultra poussée, juste un bon vieux rock efficace à souhait. Pas de quoi fouetter un chat me direz-vous ! C'est vrai, ce premier morceau (comme le reste de l'album) ne se démarque pas par une créativité hors du commun, mais force est d'avouer qu'écouter ces titres à l'ancienne se succéder fait bien plaisir.
La contrefaçon est donc de grande qualité et qu'il s'agisse d'un rock, d'un blues ou d'une ballade, The Raconteurs, à grand coups de riffs sulfureux, ou de sons de piano d'antan, tiennent la distance avec un savoir-faire irréprochable. L'album se conclut par un bon vieux blues (Blue Veins) qui tient l'auditeur en haleine jusqu'à la dernière seconde de la galette.
Les éloges passées, revenons à la critique qu'on doit faire de cet album : Là ou Jack White parvenait, avec Meg, à rendre inédites certaines recettes connues de chacun ; The Raconteurs y parviennent bien moins, et la qualité de l'album ne fait pas oublier un certain manque d'originalité. Pour ne pas finir sur un mavais point, il faut quand même dire qu'il s'agit réellement d'un bon album,et qu'il est très agréable à écouter (ce que je fais souvent !).
Par Womanos
Lien Utile : Le site officiel vintage (ils peuvent pas s'en empecher !)
Clinic - Internal Wrangler
TRACKLIST
1) Voodoo Wop
2) The Return of Evil Bill
3) Internal Wrangler
4) DJ Shangri-La
5) The Second Line
6) C.Q.
7) T.K.
8) Earth Angel
9) Distortions
10) Hippy Death Suite
11) 2nd Foot Stomp
12) 2/4
13)
14) Goodnight Georgie
A Liverpool, il y a... Clinic. Ce groupe d'indie-pop-rock-hypnotisant sort « Internal Wrangler » au début de l'année 2000. Le groupe britannique semble apprécier les expérimentations en tous genres, et ne fait pas dans la gentille chanson pop qui sévit un peu trop par delà le Channel. Cet album propose trois entrées à l'auditeur.
La première porte d'entrée est une sorte de Punk de roulotte. Le morceau « C.Q » représente parfaitement cette partie de l'album. Un format punk donc(à peine plus d'une minute), et le son qui va avec : les enceintes grésillent, un léger bruit d'insecte semble couvrir le morceau, et les percussions, notamment les cymbales qui sont très utilisées, lui donnent un coté Pinder (et c'est cool !).
« The Second Line » au contraire, semble plus sobre. Une batterie en papier mâché et des instruments mis en retrait pendant le premier couplet semblent annoncer un morceau très calme. Mais le naturel reprend le dessus, et Clinic conclu le morceau par une agréable cacophonie qui donne à ce morceau un ton foutraque et complètement barré. « The Second Line » reste tout de même moins agité que « C.Q ». Il est aussi beaucoup moins survolté que « Hippy Death Suite », court instrumental dopé à l'EPO. « 2nd Foot Stomp » serait également à placer dans cette catégorie de morceaux.
Enfin, Clinic propose à l'auditeur une troisième entrée. En fait, c'est plutôt une sortie en douceur que le groupe anglais prépare, avec les morceaux « Earth Angel », « Distorsion », et surtout, « Goodnight Georgie ». Si les deux premiers cités sont de petites chansons pop un brin déjantées, le dernier morceau est quand à lui, celui qui tranche le plus avec le reste de l'album. L'instrumental du morceau est très dépouillé, pour mettre au premier plan un chant qui se fait pour une fois moins survolté, flirtant même, et de très jolie manière, avec les aigus
Si Internal Wrangler peut manquer de cohérence de prime abord, cette remarque se dissipe en réalité bien vite. Même si les morceaux semblent bien différents les uns des autres, l'album n'en est pas moins logique et cohérent. Tous ces sons grésillants, ces morceaux survoltés croisés au fil de l'album sont ici en balance avec une conclusion des plus calmes. On notera également le passage direct de la piste 12 à la piste 14, comme si Ade Blackburn et sa clique voulaient mettre en évidence un oxymore musical entre un album déjanté, en partie dédié à l'expérimentation et un morceau final plus conservateur (sans pour autant nier les qualités intrinsèques de ce morceau, et notant le chant au ton juste et gracieux de Blackburn).
Par Womanos
Liens Utiles : Le site officiel, le Myspace, pour changer.
Nosfell – Pomaïe Klokochazia balek
TRACKLIST
Children of windaklo
Shaünipul
Gouz mandamaz
Sladinji the grinning tree
Slalak blehezim
Blewkhz gowz
Your servant to the ground
Smoke
Mindala jinka
Ather
Jaün sev' zul
Vatilan
The wise left hand
Découvrez Nosfell!
Vous savez aussi bien que moi que la découverte d'un OVNI musical fait très largement plaisir. Et celui-ci, Nosfell, fait, dans un élan de patriotisme sorti de je ne sais ou, particulièrement plaisir tout de même. Parce que oui, les artistes français qui ont poussé leur création artistique aussi loin, en se créant tout un univers, sont tout de même aussi peu nombreux que discrets.
C'est en 2004 que sort son premier album autoproduit (enfin à la base, parce que par la suite, V2 récupère l'histoire), Pomaïe Klokochazia balek. L'album a pour fil conducteur le monde imaginaire Klokochazia, et des personnages tels que le vieux Shaünipul, les enfants de Windaklo ou encore Blewkhz Gowz peuplent ce récit musical.
Children of Windaklo, justement, est le premier titre cet album. Après une introduction a capela, Nosfell se dédouble indéfiniment pour superposer ses multiples couleurs vocales. Accompagné d'un son étrange et tout en évolution, les voix de Nosfell et la musique s'entremêlent pour former une harmonie à la fois complexe et parfaitement réalisée.
Le francilien utilise littéralement ses cordes vocales, et sa cage thoracique comme des instruments. Le second morceau, Shaunipul, lui donne par ailleurs, accompagné d'une unique guitare, l'occasion de montrer ses qualités de chant en anglais. Un titre plus classique que le précédent, dans un style pop-folk. A noter le break en milieu de morceau ou la guitare laisse la place à un savoureux mélange de voix et de beatbox. L'usage de cette technique est d'ailleurs très présent dans cette première oeuvre, puisqu'il est aussi présent sur le morceau suivant.
« Sladinji the grinning tree » est peut-être une des pièces les plus bluffantes de ce premier opus. Nosfell alterne voix suraiguë et voix grave sans problème. Ajoutant à ça la composition parfaitement servie par un choix d'instruments plus que judicieux, ainsi qu'un génie mélodique indéniable.
Tout cet album est du même niveau, dans un style très folk et pourtant inédit. Nosfell, en plus de proposer un univers complexe et unique, propose une véritable création sur le plan musical. Le onzième morceau de l'album, « Jaün sev' zul », traduit parfaitement les multiples talents de Nosfell : une voix exceptionnelle (et surtout mise en avant avec intelligence), un usage raffiné des percussions vocales, des compositions originales et efficaces, tout comme les mélodies.
En résumé, pas beaucoup de défauts, voire aucun, pour ce premier album de Nosfell, mais ne cherchons pas la petite bête là ou elle n'osera sans doute pas s'installer.
Par Womanos
Liens Utiles : Comme d'habitude, le site officiel, et le myspace.
The Notwist – Neon Golden
TRACKLIST
"One Step Inside Doesn't Mean You Understand"
"Pilot"
"Pick Up the Phone"
"Trashing Days"
"This Room"
"Solitaire"
"One With the Freaks"
"Neon Golden"
"Off the Rails"
"Consequence"
Découvrez The Notwist!
Le groupe Allemand, The Notwist sort son « Neon Golden» en 2002. Après 4 albums de qualité, les bavarois proposent une pop finement electro, drapée de trouvailles sonores plus séduisantes les unes que les autres. Les quatre musiciens se servent de cet album comme d'un podium sur lequel défileraient les plus belle pièces de la saison Automne/Hiver 2003.
La représentation démarre par « One step Inside Doesn't Mean You Understand », pièce déjà impregnée d'une mélancolie souriante. Une mélancolie qui suivra tout cet album, appuyée par des cordes brumeuses, ou au contraire des sons plus electro (le très efficace « Pilot »). D'autres morceaux, plus vitaminés, font entrer sans détour les guitares sur le podium. Sur « One With Freaks » par exemple, qui ressemble plus à un single de pop-rock indé qu'aux promenades sinueuses menées par le quatuor allemand.
Le titre qui donne son nom à l'album, « Neon Golden » est une véritable invitation au voyage. Un morceau presque chamanique, pour un refrain qui affirme « "Neon Golden like other lights. ». La mélancolie, toujours-elle, pointe le bout de son nez en fond sonore, et le chant qui se traine ne fait que la renforcer.
« Consequence » est peut-être le plus joli morceau de l'album. On a beau dire, il n'y a pas de hasard, certains groupes sont de véritables artisans lorsqu'il s'agit de placer les pièces d'un album les unes derrières les autres. The Notwist en fait indéniablement partie. La musique de ce morceau, est, et au risque de paraître basique dans mon jugement, tout simplement envoûtante et entraînante, et on ne peut rien faire d'autre que de saluer dans ce sens la qualité de compositeurs des quatre membres du groupe.
Je ne pense pas qu'il faille ajouter quoique ce soit de plus, si ce n'est citer une dernière fois le groupe pour montrer qu'on semble atteindre le plus haut point d'une mélancolie amoureuse: « I'm not in this movie,/I'm not in this song///Never /leave me paralyzed, love. /Leave me hypnotized, love. ».
Si les précédents opus de The Notwist étaient agréables, ce « Neon Golden » semble révéler le groupe comme on ne le connaissait pas avant. Un album mélancolique et mélodique. Un album de fin d'été?
Liens Utiles : The Notwist Le Site !
ainsi que : The Notwist Le Myspace !
03 juin 2008
Deerhunter – Cryptograms
Deerhunter – Cryptograms
TRACKLIST
Intro
Cryptograms
White Ink
Lake Somerset
Providence
Octet
Red Ink
Spring Hall Convert
Strange Lights
Hazel St.
Tape Hiss Orchid
Heatherwood
Découvrez Deerhunter!
Ces « cryptograms » sont le second album du groupe Americain Deerhunter. Véritable sous-marin musical, se déplaçant dans les océans musicaux entre cold-rock électronisant et expérimentations. Entre des instrumentaux toujours très originaux et des pièces plus pop, le dénominateur commun de chaque morceau reste une teinte très sombre et électrique.
Apres une intro muette déclenchée par quelques bruits aquatiques et ou Deerhunter semble se perdre dans un champ électromagnétique abyssal, le morceau titre, Cryptograms, intervient, habillé d'un son cold-wave, noyé sous un tourbillon de réverbérations. La batterie mène le titre du début à la fin, et la voix tantôt audible, tantôt couverte de bourdonnements accompagne de ces injonctions un titre se concluant par une étrange fusion de sons.
Les vagues déchainées de Cryptograms, laissent ensuite place à une épaisse brume qu'est White Ink, aimable tempête de vent presque reposante au coeur de l'atlantique. Ce relatif répit est mis aux abymes lorsque « Lake Somerset » ou « Octet » avancent à grands coups de texures stridentes et saturées, pour ne plus laisser à la voix qu'un espace infime pour se faire entendre.
Tout l'album de Deerhunter fonctionne sur ce principe. Les morceaux calmes mais pesants, à la manières de nuages engorgés (Red Ink, Tape Hiss Orchid) , laissent la place aux titres plus rock qui annoncent une pluie auditive battante. Le plus étonnant est sans doute la construction des morceaux pop de fin d'album. Sur « Spring Hall Convert », le calme originel laisse place à une surenchère musicales pour se conclure en morceau puissance.
Hazel St. Et Heatherwood sont les de
derniers morceaux non-instrumentaux de l'album. Et ces deux morceaux
justement, prennent en otage le fil conducteur sombre et cold-wave de
cet album, en le menacant d'une décrédibilisation
complete : On à affaire à deux morceaux pop, bien mien
sombres et cafardisants que le reste de cet opus, et c'est sans aucun
doute, l'événement le plus déroutant, alors que
l'album semblait avoir trouvé son rythme de croisière
en alternant instrumentaux brumeux et titres rock.
La pop se fait relativement plus lumineuse (pas trop quand même) sur le titre de fermeture, « Heatherwood ». Fin de l'orage, fin du périple. Après un voyage en mers inconnues, Deerhunter délivre l'auditeur et le débarque du navire en lui laissant insidieusement repenser à toute cette histoire.
En fin de compte, cet album du groupe américain à le mérité d'emmener réellement l'auditeur avec lui, là ou d'autres manquent de profondeurs et de cohérence. Les textures efficaces traduisent parfaitement l'ambiance sombre et tourmentée de ce voyage, et « Cryptograms » qu'il soit en escale pop, ou en voyage rock, parvient à captiver son auditoire par un album de haute volée.
Par Womanos
Liens Utiles : Myspace














